LA JEUNESSE AFRICAINE EST LE LEVIER DU DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE
De nos jours, il est partout dans le monde question de jeunes, d’opportunités pour les jeunes, de vision du monde vue par les jeunes et j’en passe…
Aujourd’hui néanmoins, laissez-moi vous parler d’une jeune demoiselle que j’ai rencontrée il n’y a pas si longtemps, avec laquelle j’ai fait connaissance, et avec laquelle j’ai chemine depuis un moment déjà.
Alors, comment pourrais-je vous la décrire ? Laissez-moi le faire à travers ce petit poème conçu expressément en son honneur.
Joviale quoique jobarde, car simple d’esprit, elle est d’une gaieté contagieuse et je ne peux m’empêcher de sourire quand je pense à elle.
Exquise dans chacun de ses moindres faits et gestes, elle s’évertue avec un entêtement sans fin à la réalisation de ses désirs les plus essentiels.
Unique, oui unique en son genre, elle prône en tout temps l’universalité, l’unité, l’union car elle en connaît la valeur, l’essence.
Nantie des trésors que lui ont légués ses pères, elle se pare de l’immense richesse, et de l’abondante diversité des cultures qui sont siennes et n’hésite point à la mettre en valeur et à l’exhiber aux quatre coins du monde. Elle paraît alors éclatante comme le soleil à son zénith.
Energique et empathique, elle prône haut et fort l’amour pour les siens, l’amour pour son prochain et ne cesse de me charmer par l’étonnante capacité qu’elle a de me rendre fière et heureuse, au fur et à mesure que les jours passent et que j’apprends à la connaître un peu plus davantage.
Serviable, elle reste sans broncher, et demeure sereine face à toutes les difficultés qu’elle rencontre sur son chemin. Oui ! Elle sait que ceux-ci sont passagers, temporaires, et ne s’éterniseront jamais.
Sage, elle l’est encore plus, car forte des nombreuses expériences qu’elle a elle-même vécues par le passé et forte des nombreux préceptes et leçons qu’elle tire quotidiennement de toutes les situations par lesquelles elle passe, et qui continueront sans doute de joncher son chemin.
Engagée, elle l’est bien évidemment pour défendre les causes qui lui tiennent à cœur, car elle est plus que jamais consciente de sa valeur, et de l’importance capitale de sa contribution au progrès de sa mère patrie, l’Afrique.
La demoiselle dont je viens de faire le bref descriptif, en ces quelque huit points, autant distincts que complémentaires, n’est, vous l’aurez bien certainement deviné chers membres du jury et auguste assemblée, cette demoiselle n’est autre que la jeunesse africaine dans toute sa splendeur, dans toute sa candeur, et dans toute sa grandeur.
Avant de continuer mon sempiternel discours, de bien vouloir mesdames et messieurs recevoir mes salutations les plus distinguées, en vos grades et titres respectifs, tous protocoles confondus.
Mesdames et messieurs, la jeunesse africaine comme vous l’aurez sans doute remarqué est une jeunesse autodidacte, curieuse et assoiffée de connaissances. Elle a compris que : « qui possède l’information possède le pouvoir ». Ainsi, chaque jour, elle se lance corps et âme dans cette perpétuelle quête d’information comme ce fut le cas du jeune Kelvin DOE, qui à seulement 15 ans, crée de toutes pièces et sans aucune formation scientifique adéquate préalable une station radio, dans le simple but de divertir les gens de sa communauté.
La jeunesse africaine est une jeunesse engagée, et elle nous l’aura prouvé maintes fois au fil des siècles. Je vous invite à faire avec moi un petit détour dans l’histoire de l’Afrique.
Nous sommes à la date du 16 Juin 1976, et nous parcourons les rues de Soweto, au pays du grand, et respecté Nelson Mandela, paix à son âme ! En ce jour, des milliers de collégiens, et de lycéens descendent pacifiquement dans les rues pour crier leur mécontentement. Qu’est-ce qu’ils veulent ? Ils s’opposent, ils sont contre l’éducation dans L’AFRICAANS. Les policiers, pour calmer cette révolte, tirent à balles réelles. Des centaines d’élèves, d’écoliers sont alors blessés tandis qu’une vingtaine d’autres aura perdu la vie.
Remontons le temps, et changeons de cap pour la belle et somptueuse Côte d’Ivoire, pas loin, juste à côté. Ils sont tout aussi des milliers à lutter pour l’avènement d’un système démocratique dans leur pays, démocratie sans laquelle il ne pourrait y avoir de développement intégral et durable.
Aujourd’hui encore la jeunesse africaine nous montre combien elle est engagée et impliquée à l’échelle mondiale dans la promotion de la paix, la lutte contre le changement climatique, la promotion de l’égalité homme-femme, la valorisation de la culture africaine, la lutte contre les maladies, la mise en place en place de structures et de mécanismes permettant l’effectivité d’une couverture sanitaire universelle dans un contexte ou la pandémie à COVID 19 bats son plein faisant des dizaines des centaines voire des milliers de morts chaque jour.
D’ailleurs, en parlant de COVID 19, la jeunesse africaine nous a encore une fois de plus montré à quel point elle est innovante, et entreprenante grâce aux diverses inventions mis à disposition sur le marché à savoir la conception de gels hydro-alcooliques, l’invention de lave-mains électriques ou solaires pour ne citer que ces exemples.
Que ce soit dans le domaine agricole, technologique, littéraire, sanitaire, que ce soit en matière de santé ou encore d’ingénierie en passant par la politique, l’entrepreneuriat et l’artisanat, la jeunesse africaine est bel et bien présente. Et ce malgré les divers défauts qui la minent à savoir la délinquance, la dépravation, la criminalité et autres fléaux sociaux qui constituent une tare non négligeable pour elle.
En conclusion, la jeunesse africaine reste donc malgré tout digne de confiance. Oui la jeunesse africaine est bel et bien cette barre rigide, cette force morale, et ce moyen d’action, ce levier indispensable au développement de l’Afrique. Mais laissez-moi vous rappeler le fait que cette jeunesse tant adulée, n’est rien, et ne peut rien sans une bonne éducation et les ressources financières et matérielles adéquates pour son propre épanouissement et le bien de l’Afrique.
En effet, cette jeunesse, en tant que tranche sociale la plus importante de la population africaine, doit bénéficier du plus grand soutien et des meilleures ressources en matière d’éducation, d’employabilité, d’accès aux systèmes de soins de santé.
Il serait déplorable voir suicidaire de ne pas investir en elle en lui garantissant une formation adéquate, une insertion professionnelle acceptable, une adéquation entre la formation et l’emploi pour éviter la fuite des cerveaux et favoriser le retour de la diaspora dans le but de contribuer à un niveau encore plus excellent au développement de l’Afrique, notre Afrique bien aimée, terre de toutes les opportunités, terre de toutes les possibilités.
Fait à Lomé, le 02 Avril 2021.
Par Bernice Eméfa EDRIH.



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