Pensées Confuses
Éternel recommencement!
Je pense, je réfléchis, je cogite sans agir,
Je me tourne les pouces sans voir,
Et au loin le temps peu soucieux
De mes pensées, obscures, claires,
De mes soupirs anxieux
Chaque jour, semble être
Un nouveau jour, un nouveau départ,
Vers d'éternels débats,
Vers de sempiternels amoureux ébats,
Ébats, oui, mon coeur et ma tête ne font qu'un,
Sans bruit, comme un brin brun
De cheveu qui dans l'air plane
S'envole, s'en va et revient
Pour repartir à nouveau
Emporté par la brise
Et pour enfin au sol se poser.
Causer, non j'aimerais prendre une pause,
Accorder à cette tumultueuse vague
Un souffle en mon être décomposé
De ces il les et unes pensées qui ne cessent de me jouer
De se jouer de moi
Et d'en jouir sans moi
Enfin silence!
Plus de bruit!
Le calme revient, serein, fort, intempestif et s'impose, fort
Sans y aller de main morte,
Halte à vous Pensées vilaines!
À toi, Ardu et pourtant vide dilemme
Qu'est ce poids de l'existence
De la persistance, de l'endurance
Dont on se revêt chaque jour qui passe
Et qui un jour finit par s'envoler,
Par s'en aller,
Sans crier gare,
Sans demander, avare,
Ivre de vie, ivre de joie, ivre d'amour,
Comme un dard, comme un venin
Comme un lard, au bout d'un hameçon
Ne cherchant qu'à séduire le curieux et avide poisson pourtant si simple d'esprit,
Sans jamais de son final désarroi tenir compte,
Tel le carquois qui inlassable, infatigable
Porte la flèche qui finira par percer la cible.
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